Mot du président
Les médecins et la gestion de la santé
Parution: novembre 2003

Le 29 avril dernier, le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, nommait le Dr Philippe Couillard ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec. Diplômé en médecine et spécialisé en neurochirurgie, le Dr Philippe Couillard s'est engagé tout au long de sa carrière dans la pratique, l'enseignement et la gestion de la médecine. Le nouveau ministre de la Santé souhaite convaincre les médecins de s'impliquer plus activement dans la gestion de la santé. Il croit que les services à la population seront ainsi mieux rendus et coordonnés.

Le nombre et la nature des grandes difficultés que connaît actuellement notre système de soins de santé est le fruit de décisions bureaucratiques qui sont prises depuis un certain nombre d'années par des fonctionnaires et des politiciens. Il est légitime de souhaiter que la réforme des structures du réseau de la santé propose des pouvoirs partagés avec les réseaux de professionnels de la santé.

Les médecins qui siégeront aux conseils d'administration seront responsables de:

L'application des arrêtés ministériels reconnaît donc la double responsabilité professionnelle des médecins, soit une responsabilité professionnelle dans le cadre de leur activité médicale et une responsabilité administrative dans le cadre de l'organisation des soins.

Nous croyons que les solutions pour améliorer le système de santé et pour obtenir une meilleure coordination des soins passeront par ce double rôle du médecin. Nos propositions concernent une forme de responsabilité partagée, c'est-à-dire la nécessité de consacrer quelques heures par semaine à des activités de gestion de la santé.

Notre période est marquée par des changements majeurs dans le système de santé québécois. Les propos tenus par nos dirigeants ont le mérite d'alimenter la réflexion collective. Nous sommes profondément convaincus que la gestion du fonctionnement des services de santé est une fonction essentielle et que l'on en a tenu les médecins à l'écart pendant trop longtemps. Aucune organisation ne peut survivre et se développer sans des chefs compétents, motivés par l'atteinte de résultats et disposant de marges de manoeuvre et de connaissances suffisantes.]

Wilhelm B. Pellemans, MD
président de l'AMLFC