| Mot du président La médecine et les approches «alternatives» |
Parution: avril 2004
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De tout temps, la médecine dite « traditionnelle » a côtoyé des médecines « non officielles », souvenir d'une tradition lointaine datant d'avant le code d'Hammourabi (roi de Babylone, 1793-1750 av. J.-C.), le premier à avoir encadré la pratique médicale. Les sociétés en évolution ont par la suite toujours encadré les médecins, alors que les sociétés plus traditionnelles étaient tributaires d'une médecine « naturelle ». Comme la médecine officielle est parfois impuissante à régler certains problèmes ou que son accès devient de plus en plus compliqué, et compte tenu de la mondialisation, des approches « alternatives » - issues d'une médecine tribale ou différente - ont fait leur apparition. Les patients désirent, espèrent des solutions à leurs problèmes, il n'est donc pas étonnant que les approches « alternatives » jouissent aujourd'hui d'un tel engouement. |
En tant que médecins, une certaine connaissance de ces approches est nécessaire afin de pouvoir en discuter avec nos patients, de comprendre leur motivation et de tenter de les rassurer.
De la même façon, l'utilisation de produits naturels au lieu d'une médication classique correspond à un profond désir de nos patients de vivre en meilleure santé. Il est indéniable que les publicités - parfois grandiloquentes et, à l'occasion, discutables - de ceux et celles qui offrent des méthodes « alternatives » leur procurent un avantage qui n'est pas permis aux médecins de bonne foi.
Il ne faut cependant pas rejeter du revers de la main des techniques parfois certaines et éprouvées. Il est de notre devoir de faire preuve d'ouverture d'esprit. Accepter des approches « alternatives » qui montrent des améliorations n'est pas un recul. Il est d'ailleurs souhaitable que la médecine officielle s'intéresse à ce volet qui a toujours été présent et qui le demeurera.
Notre éthique professionnelle nous oblige à rechercher les meilleurs traitements pour nos patients. Nous ne pouvons négliger aucune avenue, même celles qui ne nous ont pas été enseignées à l'université.]
Wilhelm B. Pellemans, MD
président de l'AMLFC