Mot du président
Les 100 premiers jours d’une nouvelle présidence : amorce d’un changement ou maintien du statu quo ?
Parution: mai 2005

En politique, et dans le monde des affaires, le concept des « 100 premiers jours » est bien connu. Plusieurs autres groupes se l’approprient. Pourquoi pas nous, à l’AMLFC ?

Voici cinq points majeurs qui caractérisent ce début de présidence :

1.  Intégrer les nouvelles forces vives

Deux nouveaux présidents sont à la tête des comités de la formation médicale continue et des services; ils ont peu d’expérience de l’Association. Deux vice-présidents (comités des finances et des relations nationales et internationales) sont eux aussi des recrues. Le syndrome du nouveau venu – qui ne craint pas de poser toutes les questions possibles – caracté-rise cette étape de transition et apporte une myriade d’idées nouvelles.

2.  Favoriser un climat de collégialité

La collégialité suppose que l’on soit plusieurs. Elle requiert l’écoute et l’accueil des idées de l’autre. Il est vrai que les décisions collégiales exigent beaucoup plus de temps. Toutefois, comme elles sont façonnées par le groupe, l’on sauve du temps au moment de les faire adopter.

Le Bureau exécutif de l’Association a déjà fait sienne cette façon de procéder. Pour un problème donné, chacun dispose du temps voulu pour partager sa vision des choses avant d’aborder l’étape des solutions. Les solutions proposées se doivent aussi d’être discutées. L’une d’entre elles émerge, finalement, comme étant la plus avantageuse, acceptable pour tous 

Au sortir de telles réunions, chacun est satisfait d’avoir apporté sa contribution à la résolution des problèmes soulevés. Un prix à payer : les réunions se prolongent. Un bienfait à en tirer : le plaisir de travailler ensemble et de profiter de la créativité ingénieuse de nos collègues.

3.  Préciser les mandats

Les nouveaux venus au sein des comités se demandent souvent : « Que fait ce comité ? Quel est mon rôle ? »

Le Conseil d’administration s’est engagé à redéfinir un mandat général pour chacun des comités et des groupes de travail, à partir de la mission révisée, mais aussi un mandat spécifique pour 2005-2006. Avant l’adoption de ces mandats par le Conseil d’administration, les comités ont tout le loisir de les revoir et de proposer des modifications.

4.  Prendre position

Plusieurs membres ont exprimé le souhait que l’AMLFC renoue avec son habitude de prendre position sur des sujets brûlants. Dans la foulée de notre congrès sur le partenariat médecin-pharmacien tenu à l’automne 2004,une première table ronde a été organisée, et un rapport a été transmis en mars 2005, dans ce journal. D’autres tables rondes sont prévues.

Le ton du « Mot du président » a peu changé. Il est plus intimiste, relate périodiquement la vie de l’AMLFC et se veut l’occasion de prendre position.

5.  Évaluation interne

Lorsqu’une direction administrative ou politique guide depuis de nombreuses années l’évolution d’une association, les activités et les discussions se déroulent rondement. Cependant, avec l’arrivée de gens neufs, aux idées nouvelles, les lieux communs sont fréquemment remis en question. Cela se traduit aussi dans l’attribution des budgets. Ainsi, se retrouve-t-on entraîné dans une forme d’évaluation interne.

En conclusion, nous pensons que s’installent des conditions favorables qui permettront de stimuler un climat d’innovation au sein de notre groupe. Plusieurs orientations de cette présidence, annoncées en novembre dernier, commencent à se réaliser. Sans précipitation, des changements sont entrepris. Il nous restera à réviser systématiquement nos structures organisationnelles.

Dr Jacques Étienne Des Marchais
Président de l'AMLFC