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Parution: septembre 2005
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Du 15 au 17 août 2005 avait lieu, à Edmonton, la réunion annuelle de l’Association médicale canadienne (AMC). Outre les affaires courantes, il y fut question de la décision de la Cour suprême du Canada au sujet de l’affaire Chaoulli et Zeliotis. Trois sessions ont été consacrées à l’étude des répercussions de ce jugement. Que dit le jugement ? La Cour affirme que les mesures interdisant le financement privé de services médicaux nécessaires assurés par le secteur public enfreignent la disposition de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec sur la protection de la vie et la sécurité de la personne, ainsi que le droit à l’inviolabilité de la personne lorsque le temps d’attente dans le système de santé est excessif. |
Ils ont largement débattu la question de l’accessibilité aux soins de santé. Comment assurer aux patients l’accès aux soins de santé en temps opportun, sans attente excessive ? Tel a été le fond du débat. Tous reconnaissent que si le système public n’arrive pas à dispenser les soins requis, les Canadiens ont le droit de les obtenir autrement.
L’AMC a toutefois fermement rappelé que l’accès aux soins médicaux doit être fondé sur le besoin et non sur la capacité de payer.
Le 17 août, les délégués du Québec ont présenté la proposition suivante :
« L’Association médicale canadienne appuie le principe selon lequel, lorsque le système public ne peut dispenser les soins en temps opportun, le patient devrait pouvoir utiliser de l’assurance santé privée pour rembourser le coût des soins obtenus dans le secteur privé. »
Quelques autres réflexions
Le débat ne fait que commencer. Le gouvernement du Québec a obtenu un sursis de 18 mois pour réagir au jugement de la Cour suprême. Quelle est notre position et quelle sera notre action politique ?