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Parution: supplément, juillet-août 2007
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Dans le supplément du numéro de juillet-août 2007 du Bulletin : Spécial DPC |
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Par François Croteau, MD |
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Depuis plusieurs années déjà, il est impensable de remettre un permis de pratique de la médecine qui soit valable pour toute la carrière professionnelle d’un individu. En 2007, les connaissances évoluent à un tel rythme que le médecin qui ne se recycle pas devient incompétent en 5 à 7 ans. Dans les années 1970, on parlait de 10 à 15 ans. Qu’est ce que ce sera en 2017? De 3 à 5 ans sans doute! Il était donc essentiel que le Collège des médecins du Québec (CMQ) se donne des règles pour remplir sa mission : une médecine de qualité au service du public. Plusieurs approches sont connues pour le maintien de la compétence, mais le tout s’est joué entre deux approches, soit la recertification et la revalidation. La Fédération des ordres des médecins du Canada (FOMC) regroupe tous les ordres des médecins canadiens, dont le CMQ. La FOMC a créé un groupe de travail en 2004 pour la conseiller sur le meilleur moyen à utiliser partout au Canada pour assurer le maintien de la compétence de tous les médecins. Le Dr André Jacques est le représentant du Collège des médecins du Québec. On y retrouve aussi des représentants du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, du Collège des médecins de famille du Canada, du Conseil médical du Canada, de l’Association des facultés de médecine du Canada ainsi que de l’Association médicale canadienne. |
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Il est clair que la recertification exige que chaque médecin soit soumis à un examen périodique, qu’il doit réussir s'il veut conserver son permis. Comme la pratique varie beaucoup d’un médecin à un autre, on s'est demandé comment élaborer un examen qui soit adapté à la pratique de chaque médecin. Conclusion : mission impossible puisque l'examen ne serait alors pas suffisamment spécifique ni représentatif de la pratique quotidienne de chaque médecin. De plus, les coûts inhérents à un tel examen sont importants.
On s’est alors tourné vers la revalidation. Ce concept correspond déjà en grande partie à la façon de procéder des médecins pour maintenir leurs compétences à jour. Le CMQ a mis au point un plan d’autogestion de développement professionnel continu (DPC) basé sur la pratique réflexive et qui comprend 5 étapes facile à suivre (www.collegedesmedecins.qc.ca voir section « Amélioration de l’exercice ») :
1. Que comprend mon exercice professionnel? (Mon profil de pratique)
2. Qu’est-ce que je veux améliorer et perfectionner? Quels outils de DPC je préfère utiliser pour y arriver?
3. Quels sont les impacts de ces activités de DPC sur ma pratique?
4. Réflexion et réajustement.
5. Synthèse annuelle de mes activités de DPC sur format électronique ou papier.
Le médecin peut opter pour le plan de DPC du CMQ ou un autre équivalent comme celui du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, celui du Collège des médecins de famille du Canada ou celui de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec. Ils sont tous basés sur une pratique réflexive et adaptée aux besoins de chaque médecin.
Bref, le CMQ officialise ici une méthode déjà en cours et très populaire auprès de tous les médecins canadiens. Ce plan reste confidentiel et pourra être consulté sur demande par le CMQ dans différentes situations comme l’inspection professionnelle, par exemple. ]
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