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Parution: janvier-février 2009
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| Symposium francophone de médecine 2008 Trouver son rythme de croisière |
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Variété et qualité Misant sur les éléments qui ont fait leurs preuves quant au succès de l’événement, le comité scientifique du Symposium composé des Drs Johanne Blais, présidente, François Croteau, André-H. Dandavino, Munir Habra et Diane Poirier a planifié un programme diversifié qui permettait aux congressistes d’élaborer un plan de formation sur mesure selon les besoins spécifiques à leur pratique, grâce aux conférences de pointe, aux nombreuses conférences simultanées, aux différents ateliers et aux conférences- repas. Le choix, pourtant, pouvait s’avérer déchirant : les conférenciers invités, pour la plupart des sommités dans leur domaine pointu d’expertise, ont offert des présentations de qualité, transférant leurs connaissances de manière dynamique, accessible et souvent agrémentée d’un brin d’humour. De quoi tenir l’assemblée en alerte. Pour le comité scientifique, dont l’implication indéfectible et le dynamisme précèdent la réputation, le mot d’ordre est demeuré non négociable : un contenu libre de toute influence commerciale. Ainsi, les quelque soixante exposants associés à l’univers médical n’étaient liés d’aucune façon au contenu des conférences, dont la programmation a été établie uniquement à partir des besoins des médecins. Si la qualité du Symposium francophone de médecine ne se dément pas, son coût concurrentiel reste un atout indéniable pour les participants qui, encore cette année, se sont présentés en grand nombre malgré l’offre importante de congrès se déroulant à cette même période.
Les mille et une surprises de la langue française La formation professionnelle continue constitue un des moteurs de l’AMLFC, mais la langue française en est son âme. D’ailleurs, dès l’ouverture du Symposium, elle s’est exprimée avec humour alors que le comité de la promotion du français en médecine a proposé quelques défis linguistiques : deux jeux avaient été réalisés par le Dr Gilles Voyer, professeur agrégé à la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke. Dans un premier jeu, les participants devaient trouver les mots appropriés pour chacune des définitions données. Parmi ceux-ci, mentionnons : nosographie, séméiologie, allopathie, forcipressure, scialytique et ridectomie (pour «lifting», qu’aucun participant n’a su traduire !). Avec le jeu de la probiscuité, les congressistes étaient invités à trouver les termes français correspondant à certains termes anglais utilisés couramment en médecine. Ainsi, licence devient permis de pratique, compliance devient observance, les dommages au cerveau deviennent les lésions ou atteintes au cerveau. Des congressistes satisfaits Les congressistes interrogés n’ont pas caché leur enthousiasme : « Ici, c’est le haut de gamme! J’encourage tous les médecins à venir en 2009 ! » a lancé la Dre Lise Dugas, une omnipraticienne du Nouveau-Brunswick, profitant de l’occasion pour faire du réseautage avec ses collègues francophones. Venu de Sudbury, en Ontario, où il oeuvre à la valorisation du français en médecine, le Dr André Roch a proposé à l’AMLFC de recruter des membres dans son coin de pays. « Pendant plusieurs années, l’AMLFC s’est préoccupée davantage des médecins du Québec. J’espère qu’en grandissant, elle entendra aussi la voix bien francophone des médecins hors Québec ! » Un appel du fond du coeur… En général, les participants ont grandement apprécié la qualité scientifique du Symposium francophone de médecine, le contact avec les conférenciers, l’organisation simple et efficace des lieux et l’opportunité de découvrir les nouveaux produits des exposants. Tous ont apprécié recevoir un CD-ROM comprenant les présentations des conférenciers. Le Symposium francophone de médecine de l’AMLFC s’inscrit désormais comme un moment de retrouvailles et une occasion de formation incontournable! |
![]() Des congressistes |
![]() Exposants |
Quelques conférences en vrac...
Le nouveau consensus sur la démence : de quoi devenir dément ? Neurologue oeuvrant à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont et à l’Université de Montréal, le Dr Alain Robillard a participé à la 3e Conférence canadienne de consensus sur le diagnostic et le traitement de la démence (CCCDTD), dont l’objectif était de mettre à jour les diagnostics et traitements de la maladie d’Alzheimer et autres démences. Soucieux de conscientiser son auditoire à l’épidémie de démence actuelle, le Dr Robillard favorise la prévention primaire et secondaire, particulièrement la prévention vasculaire compte tenu de l’impact majeur sur l’apparition de symptômes démentiels. Si, comme tant d’autres, il préconise de saines habitudes de vie, le conférencier a affirmé que peu d’indices permettent d’aviser un patient qu’il sera un jour atteint de démence. La dépression, à un âge avancé chez un individu qui n’a jamais connu d’épisode dépressif, est souvent le premier symptôme de la maladie d’Alzheimer. Le Dr Robillard a conclu en mentionnant que la prise en charge de ces patients relèvera de plus en plus des médecins de famille puisque les cliniques de la mémoire et les spécialistes ne suffiront bientôt plus à la demande. Le maintien des patients à domicile, milieu de vie idéal, exigera des ressources supplémentaires. La résonance magnétique mammaire (RMM) et ses indications Avec émotion, la radiologiste Nathalie Duchesne a dédié cette conférence aux femmes africaines, souvent atteintes dès la fin de la vingtaine, qui se battent avec des moyens rudimentaires pour vaincre le cancer du sein. Spécialisée en radiologie du sein, la Dre Duchesne a détaillé l’analyse de cette pratique : la difficulté de trouver un équilibre entre le temps d’écoute de la RMM et la résolution spatiale; le positionnement, essentiel à des images de qualité; le moment idéal, soit entre le septième et le quatorzième jour du cycle. La conférencière a fortement préconisé une RMM avant toute opération, afin de fournir au chirurgien un portrait réel de l’étendue des lésions, une donnée qui change souvent la visée de l’opération. Aussi, selon elle, six mois après une chirurgie et toutes les années suivantes, une patiente devrait passer une RMM, la mammographie n’étant pas un suivi suffisant. La réadaptation pulmonaire
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