|
Parution : mai-juin 2009
|
|
|
La santé en francophonie canadienne |
|
|
Par Denis Fortier, M.D. |
|
L’enthousiasme qui a porté la première phase de ce projet communautaire d’envergure ne s’est pas essoufflé : déjà, douze mois après l’ouverture du Centre Albert-Galliot, une deuxième phase s’amorçait avec la création d’un comité. Celui-ci se donnait comme mission de revigorer le campus de santé de Notre-Dame-de-Lourdes. L’hôpital de dix lits, construit en 1952, désormais désuet, et le foyer pour personnes âgées, ne correspondaient plus aux besoins de la population. Nombreux étaient ceux qui, depuis 25 ans déjà, espéraient la mise à jour de ces services. La communauté espère qu’une nouvelle construction permettra de centraliser tous les services de santé et de bien-être en un même lieu, soit un campus de santé. Cette consolidation favoriserait, en outre, une réduction totale des lits de soins de longue durée et de soins aigus. Un campus regroupant de nouveaux édifices écoénergétiques permettrait des épargnes au budget de fonctionnement, le partage des ressources humaines et autres avantages à long terme. La vivacité et la détermination de cette petite communauté de Notre-Dame-de-Lourdes sont inspirantes. Elle n’a jamais craint de trouver des solutions hors des sentiers battus, sa longue histoire d’innovation et de partage dans le domaine de la santé l’illustre. En effet, plusieurs projets conçus à Lourdes ont été repris et adaptés ailleurs dans la province, dont l’idée d’un Centre de santé. Démontrant la force d’entraînement d’une telle motivation, les gestionnaires eux-mêmes n’ont jamais hésité à s’impliquer dans les divers comités, partageant leurs compétences pour le plus grand profit de la communauté. Le succès des nombreux projets entamés à Notre-Dame-de-Lourdes s’appuie sur l’ensemble des efforts de ses citoyens. Cette énergie déployée a également un effet bénéfique au niveau des ressources humaines. En effet, l’équipe de médecins et de personnel soignant demeure stable et les efforts de recrutement et de rétention fournis par la communauté de Notre-Dame-de-Lourdes, toujours engagée et prête à assumer ses responsabilités, portent leurs fruits. Elle est d’ailleurs fort heureuse d’avoir accueilli, récemment, un médecin bilingue ayant fait sa formation à Lourdes. On songe à embaucher un autre médecin bilingues en 2012. Conformément à la politique sur les services en langue française du gouvernement du Manitoba, l’Office régional de la santé du Centre du Manitoba inc. (régie de gouvernance) s’engage à offrir des services de santé primaires bilingues (anglais et français) aux résidents des zones désignées bilingues de la région, telle Notre-Dame-de-Lourdes. L’ORS du Centre a donc élaboré un modèle de prestation de services qui s’appuie sur les forces des ressources et des fournisseurs de services actuels pour coordonner les services offerts en français et renforcer les capacités de l’organisme. Les prestataires de santé de la communauté de Notre-Dame-de-Lourdes jouent un rôle important dans la réalisation de ce mandat. Une rencontre avec les différents paliers du gouvernement provincial (entre autres, les services en français, la santé et vie saine) a eu lieu le 19 janvier 2009 afin de faire avancer la deuxième phase du projet. Si la situation économique actuelle demeure difficile, le gouvernement a exprimé son désir d’investir dans des projets d’infrastructures tels que les projets en santé. Malgré les incertitudes, un élément demeure solide et fiable : la détermination de la communauté de Notre-Dame-de-Lourdes, prête aux défis, bien décidée à vaincre les obstacles qui se présentent. |