Parution : mai-juin 2009

Ce mystérieux monde du placement…

Par L. Conrad Pelletier, M.D., MBA



Le Dr L. Conrad Pelletier
Définition de quelques termes économiques
Qu’est-ce que… Le produit intérieur brut (PIB) : c’est la somme de la valeur de tous les biens et services produits à l’intérieur du Canada, que le producteur soit canadien ou étranger.

Le produit national brut (PNB) : c’est la somme de la valeur de tous les biens et services produits par des Canadiens ou par des entreprises canadiennes au Canada et à l’étranger.

La croissance économique : est définie par une augmentation réelle du PIB sur une période donnée par rapport à la période précédente; au Canada, cette croissance se situe en général entre 2 % et 4 % d’augmentation annuelle du PIB. La croissance économique dépend principalement de 3 facteurs : le niveau de consommation des consommateurs, les investissements des entreprises et les exportations aux marchés extérieurs. Il y a décroissance si l’augmentation du PIB est moins forte sur une période donnée, par rapport à la précédente, ce qui démontre un ralentissement économique; par exemple, l’augmentation du PIB annualisé passe de 3 % au cours d’un trimestre à 1,5 % au trimestre suivant.

Une récession : techniquement, une récession se définit par un PIB négatif, c'est-à-dire par une diminution du PIB, pendant deux trimestres consécutifs; par exemple, lors de la récession américaine de 1990, le PIB a diminué de 2 % et de 1 % pendant deux trimestres consécutifs.

Une dépression : c’est une récession profonde et prolongée accompagnée d’une chute importante des indices boursiers, d’un appauvrissement général, d’un taux de chômage élevé et d’une dégringolade du PIB réel, comme ce fut le cas lors de la grande dépression de 1929 à 1933.

L’inflation : c’est l’augmentation générale des prix au-dessus de la limite établie par la banque centrale. Au Canada, cette limite d’augmentation est fixée à 2 % par année. Au-delà de cette limite, la banque centrale intervient pour ralentir l’inflation en augmentant les taux d’intérêt. Il y a déflation lorsqu’il y a une diminution générale des prix. La déflation est une situation économique particulièrement difficile parce qu’il n’y a pas de moyens efficaces de la combattre. En effet, en période de déflation, les prix baissent, alors les consommateurs arrêtent de dépenser, attendant que les prix baissent encore plus, et moins les consommateurs dépensent, plus les prix baissent : cercle vicieux dont il est très difficile de se tirer. Une stagflation survient lorsqu’il y a stagnation économique (absence de croissance) en même temps qu’une inflation non contrôlée (augmentation générale des prix). C’est une situation où l’inflation se nourrit elle-même : les prix augmentent continuellement parce que les consommateurs dépensent maintenant en pensant que les prix vont continuer d’augmenter. Confrontées à l’augmentation de leurs coûts, les entreprises font moins de profits ou sont acculées à la faillite, entraînant une augmentation du chômage. La dernière fois que nous avons connu une telle situation au Canada remonte à la période comprise entre 1977 et 1981, à la suite de la crise du pétrole déclenchée par l’embargo décrété par l’OPEP (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole).

L’indice des prix à la consommation : mesure le niveau moyen des prix des biens et services consommés, pondérés par la part qu’ils occupent dans la consommation moyenne des ménages d’un pays. Cet indice permet de calculer le pouvoir d’achat dont la différence est la variation du quotient de la valeur totale du revenu réel sur l’indice des prix à la consommation. Cet indice permet donc de calculer la richesse des ménages et d’en faire la comparaison standardisée entre divers pays.