1998_10_02

Deux années bien remplies à la présidence de l’AMLFC pour le Dr Jacques Lambert
En octobre prochain, à l’occasion de notre 70e Congrès-exposition, le Dr Jacques Lambert passera le flambeau au Dr André-H. Dandavino. Avant son départ, il a bien voulu retracer pour nous les grandes lignes de ses deux années à la présidence de notre association.Ce qui vient spontanément à l’esprit du Dr Lambert quand il fait le bilan de son mandat, c’est d’abord le dossier de la formation médicale continue. Comme il le souligne, la formation médicale continue est l’une des priorités de l’AMLFC depuis sa création, en 1902, et elle demeure au coeur des activités privilégiées par notre association. « Le Dr Jacques Des Marchais, de l’Université de Sherbrooke, l’expert par excellence dans le domaine de la pédagogie médicale au Canada, collabore activement avec nous à revoir notre façon de faire, dit le Dr Lambert. Dès 1999, nous devrions introduire des nouveautés. Non pas que nos colloques régionaux ou le congrès annuel ne connaissent pas de succès, loin de là, mais l’approche de l’an 2000 et la transformation des besoins des médecins nous ont donné l’envie d’explorer de nouvelles façons de jouer notre rôle dans le domaine de la formation médicale continue. »
Le Dr Jacques Lambert

L’avenir, c’est aussi l’informatique, cette technologie de pointe qui fait déjà partie de notre présent. Pendant le mandat du Dr Lambert, un comité voué à l’informatique a vu le jour à l’AMLFC. Le résultat? Un site Internet bien à nous, ainsi que des ateliers d’initiation à Internet qui ont soulevé l’enthousiasme des participants. « Et il y aura d’autres ateliers en 1998-99, promet le Dr Lambert. Ceux que nous avons mis sur pied ont connu tellement de succès que nous ne pouvions pas faire autrement que de répéter l’expérience et d’offrir des cours d’un niveau plus avancé. L’AMLFC est vraiment consciente de l’importance pour les médecins de s’intéresser à des outils informatiques et de les utiliser; c’est notre avenir. Quant à notre site, il est de plus en plus fréquenté, et non seulement par nos membres mais aussi par des médecins de l’étranger. Cela nous prouve une fois de plus que la communication entre les médecins francophones n’est pas à négliger et que l’informatique nous aidera en ce sens. »

Mais notre président sortant n’en a pas que pour l’informatique et il avoue un faible pour le bon vieux support papier, pas encore détrôné depuis que Gutenberg a inventé l’imprimerie. « L’information et les liens à établir avec les médecins, cela passe aussi par nos publications, soutient-il. Les Sélections de médecine sciences nous tiennent à coeur et sont appréciées par nos lecteurs. Nous continuons aussi à participer au Cahier de formation médicale continue de L’Actualité médicale. Quant au Bulletin, je remarque qu’il est lu par beaucoup de médecins et qu’il contribue à nous faire connaître. D’ailleurs, quand je suis allé pratiquer en Abitibi, à Kamouraska ou au Témiscouata, j’ai constaté que les bibliothèques des hôpitaux en possédaient des exemplaires.

« J’ai aussi constaté que nos frontières vont bien au-delà de l’Abitibi… Nos liens avec la francophonie ont été à l’honneur depuis deux ans, constate le Dr Lambert avec satisfaction. Il cite ainsi notre congrès de médecine ambulatoire et multidisciplinaire de Hanoi, en octobre 1997, qui a été une vraie réussite. « Nous avons établi des contacts avec des médecins vietnamiens qui donneront peut-être lieu à d’autres échanges entre nous », espère-t-il. De plus, l’AMLFC est devenue membre de l’Association des médecins de langue française de l’hémisphère américain en avril 1998, lors du congrès de la Société médicale des Antilles et de la Guyane au sein de ce regroupement de médecins francophones. « Et ce n’est pas tout! Nous serons désormais les hôtes du congrès de l’Association à tous les cinq ans. Notre premier congrès conjoint aura lieu en 1999 et cela promet d’être très intéressant », juge le Dr Lambert.

En ce qui concerne nos services financiers et d’assurance, le Dr Lambert ne peut que tracer un bilan très positif. « M. Normand Desjardins (Promédic) et M. Claude Boisvenue (Service Multifonds Promédic) font un excellent travail, affirme-t-il. Je crois que nos membres qui ont décidé de faire affaire avec eux n’ont eu qu’à s’en féliciter. Quant à L’Offre sur mesure de la Banque Nationale du Canada, elle est toujours aussi avantageuse pour nos membres qui y adhèrent. »

Les membres, bien sûr, ont été au centre des préoccupations du Dr Lambert pendant sa présidence. « Et particulièrement pendant cette vague de mises à la retraite que nous avons connue, spécifie-t-il, et qui a aussi touché des membres de l’AMLFC. Malgré leur abandon de la pratique, nous avons voulu leur offrir un lien avec le monde médical francophone et je crois qu’il a été précieux pour certains; médecin un jour, médecin toujours, comme on dit. L’AMLFC est donc restée un carrefour d’échanges pour certains et nous en sommes très contents. »

Outre à ces médecins d’expérience qui traversaient l’étape de la retraite, le Dr Lambert a porté un intérêt certain aux nouveaux venus, étudiants, résidents ou jeunes médecins qui représentent notre relève. « Ils sont notre avenir, la promesse de la pérennité de notre association, remarque-t-il. Nous avons mis des efforts pour les recruter et leur réponse a été excellente; on le voit nettement au niveau du renouvellement de notre bassin de membres qui compte beaucoup de nouvelles figures. »

Tout compte fait, le Dr Lambert a toutes les raisons de se réjouir de l’état dans lequel il laisse l’AMLFC. « Ce qui m’a fait particulièrement plaisir, conclut-il, c’est que malgré le climat morose que nous affrontons, les médecins ont toujours répondu avec beaucoup d’enthousiasme aux invitations que nous leur avons lancées. J’ai vu leur envie de participer et d’apprendre en région, pendant nos colloques régionaux ou pendant notre congrès-exposition, leur énergie, et c’était rassurant. Après tout, ce sont nos membres qui sont garants de la croissance de la médecine francophone et de notre association. En ce sens, il est clair pour moi que l’AMLFC a un rôle à jouer dans la francophonie et dans le monde médical et qu’elle est là pour rester. »

Le 16 octobre prochain, lors du dîner-gala de notre 70e Congrès-exposition, nous dirons au revoir au Dr Lambert. Au revoir en tant que président seulement, bien sûr, puisqu’il continuera à apporter à l’AMLFC tout le dynamisme qui aura caractérisé sa présidence et aura fait de lui un président apprécié de tous.]